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A l'occasion de la sortie de « John Cassettes EP », un disque de remix, présentation de Depth Affect, jeune groupe montant de la scène électro hip-hop française, et chronique de leur premier album.
Les quatre membres composant Depth Affect sont de retour, huit mois après la sortie de leur premier album « Arche-Lymb », avec un EP « John Cassettes ». Originaires de Lorient, Rémy Charrier et David Bideau, tous deux étudiants de 23 ans, ont crée le groupe en 2003, avec une ébauche de disque « Terminus ».
Leur première véritable création « Mesquin EP », sortie en 2004, montrait une maturité surprenante pour de si jeunes artistes. Après quelques prestations remarquées, notamment au festival Astropolis de Brest, Depth Affect intègre DJ Kalmook et VJ Deesk, pour la réalisation de leur premier album « Arche Lymb ». Disponible depuis février 2006, cet album a permis à ce jeune groupe de s'imposer au sein de la scène abstract française (mélange d'électro et de hip-hop).
Ce mois-ci, Depth Affect sort « John Cassettes », un EP en téléchargement gratuit sur le site de leur label ADIM (Autres Directions In Music), promoteur de jeunes talents.
Qu'est ce qu'un EP?
Un EP (Extended Play) est un album réduit, contenant entre 5 et 8 titres, généralement enregistré par les groupes en début de carrière pour assurer leur promotion.
« John Cassettes » est composé de deux inédits de Depth Affect, et de remix de l'album « Arche-Lymb » réalisés par de jeunes artistes d'horizons variés, tels que Melodium ou Lena. Rendez-vous sur le site du label ADIM (adresse ci-dessous) pour écouter ce groupe en devenir. Vous pouvez également écouter, sur le site du groupe, certains morceaux de l'album « Arche-Lymb », dont la chronique est disponible ci-dessous.
Pour plus de renseignements et des téléchargements gratuits :
http://www.autresdirections.net/inmusic
http://www.myspace.com/depthaffect

Chronique d'Arche-Lymb
ADIM (Autres Directions In Music)
Février 2006
L'album profite d'une cohérence rare pour un tel éclectisme. La « recette » Depth Affect s'articule autour de claviers magnétiques saturés, de guitares acoustiques mélodieuses, de voix séquencées, et d'inévitables beats hip-hop. La formule est terriblement efficace et prend forme au fil de l'album, marqué par le contraste de ses sonorités.
Les premières minutes de l'album, introduit par Honey Folky, illustrent ce paradoxe par des arpèges de guitare délicats posés sur un beat puissant, subissant des variations de tempo régulières. La structure rappelle One Micron Bar Head et Perpendicular B-Boy, morceaux efficaces constituant la base electronica de l'album, dans un style parfois proche de Robert Le Magnifique.
Les titres One Day Or So en collaboration avec les membres de Cyne et Wyoming Highway, où Depth Affect retrouve Alias, sont à qualifier de perles abstract hip hop. Les mélodies électroniques appuient les voix des MC, tantôt naturelles, tantôt séquencées. Faisant preuve d'une maturité déconcertante pour des étudiants de 23 ans, ils n'ont rien à envier aux pointures abstract actuelles.
A noter les magnifiques Sarah Carbon, morceau venu d'ailleurs, saccadé, parsemé de breaks saturés, et Vegetable Valley sous influence dub, qui laisse transparaître un contre-temps synthétique discrètement présent tout au long de l'album... Eclectisme quand tu nous tiens!
La douceur des interludes préparent nos oreilles à la folie de Dani Guimauve, une progression naturelle, coupée par une transition brouillon réussie, qui aboutit sur un beat drum n'bass qui ravira les puristes.
Arche-Lymb laisse augurer de beaux jours à l'électro et abstract français, et c'est tant mieux. A suivre également le label ADIM et son artiste montant Melodium.
Camille Allain
Publié par deesjournalisme à 17:38:14 dans Culture & Médias | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par deesjournalisme à 16:50:36 dans Régional | Commentaires (0) | Permaliens
Le 27 septembre est sorti Indigènes, de Rachid Bouchareb, film retraçant la mobilisation en Afrique du nord de soldats venant combattre pour la libération en Italie, puis en France.
Le réalisateur Rachid Bouchareb suit quatre des 130 000 volontaires nord-africains qui sont venus aider l'armée française pendant la deuxième guerre mondiale. Ces quatre « indigènes » ne sont pas présentés comme des héros, juste quatre hommes parmi les milliers de héros qu'ont été les soldats.
Pas de morale, pas de politique, pas de jugement. De larges plans de combats en Italie, en Provence, dans les Vosges. Des gros plans de visages, aux traits marqués, au regard profond. Simple soldat, caporal, ou capitaine, ils sont tous engouffrés dans une même galère. Pendant les séquences de mitraillement, pas de musique, juste le bruit des balles, fusils, canons, et mitraillettes. Un son très dur pour le spectateur, un témoignage irremplaçable de cette réalité. Le réalisateur s'attarde sur la défense d'un village alsacien contre un bataillon allemand. Un exemple parmi tant d'autres qui nous rappelle que « la guerre ce n'est pas 1 000 morts, mais 1 000 fois 1 mort. »
Le film se termine soixante ans plus tard, avec un instant de la vie d'un ancien soldat Indigène quand il rentre chez lui dans un foyer social. Pas de commentaire. Les images, le souvenir, et l'actualité donnent tout son sens au message du film. Une seule phrase, suspendue sur l'écran avant le générique de fin, rappelle au spectateur que les soldats nord-africains perçoivent aujourd'hui encore des pensions inférieures à celles des soldats français.
Floriane Boillot
Publié par deesjournalisme à 16:44:16 dans Culture & Médias | Commentaires (0) | Permaliens
Ce mardi 10 octobre, la Commission et le Conseil de l'Europe contribuent à la journée mondiale contre la peine de mort. Le vieux continent est aujourd'hui un espace sans peine de mort. Tous les membres du Conseil de l'Europe ont aboli la peine capitale en droit ou en pratique et, tout en maintenant cette ligne de conduite, l'Union souhaite étendre sa position au plus grand nombre.
Depuis 2003, l'Union Européenne s'associe à la journée internationale contre la peine capitale, pratiquée encore dans 53 pays. Cette quatrième édition a pour thème « La peine de mort : les échecs de la justice ». Elle met en évidence les carences des systèmes qui appliquent la peine de mort, comme les préjugés raciaux et de classe. Aujourd'hui, tous les membres de l'Union Européenne ont aboli et condamné la peine capitale.
Une conférence de presse commune a été organisée par le vice-président de la Commission européenne, M. Franco Frattini, et le secrétaire général du Conseil de l'Europe, M. Terry Davis M. Frattini a déclaré que «le fait pour l'administration de l'État de donner la mort par le biais du système judiciaire, loin de constituer une mesure de prévention efficace contre la criminalité peut avoir pour effet d'accentuer la violence dans les sociétés qui infligent cette peine». Mme Ferrero-Waldner, membre de la Commission chargée des relations extérieures, a ajouté: «nous demeurons résolument engagés dans la lutte contre cette pratique cruelle et inhumaine qu'est la peine de mort à travers le monde, et nous adressons un appel à tous les pays tiers qui ne l'ont pas abolie à le faire sans plus attendre».
3 mai 2002, la peine de mort en Europe n'est plus dans les faits et dans le droit.
Les ministres des affaires étrangères et les représentants de 36 Etats membres du Conseil de l'Europe réunis à Vilnius (Lituanie) ont signé, le 3 mai 2002, le Protocole n° 13 à la Convention européenne des Droits de l'Homme, texte qui bannit la peine de mort, même en temps de guerre. 36 pays sur les 44 que compte l'organisation européenne ont paraphé ce protocole. Les grands pays de l'Union européenne et de nombreux pays de l'Est, comme l'Ukraine et la Géorgie, ont signé la déclaration. Mais ni l'Arménie, la Russie et la Turquie, seul pays membre du Conseil de l'Europe à n'avoir pas aboli la peine de mort de sa constitution, ne figurent parmi les signataires du protocole.
« Un message politique fort à nos amis extra-européens ».
Walter Schwimmer, secrétaire géneral du Conseil de l'Europe de 1999 à 2004 a insisté ce mardi sur « l'engagement très fort des pays membres" pour l'abolition de la peine de mort, car "il existe toujours un risque, dans certains pays d'Europe, que des gens se laissent séduire par des arguments en faveur de la peine capitale". "C'est aussi un message politique fort à nos amis extra-européens", a-t-il ajouté en prévenant les Etats-Unis et le Japon (1.016 exécutions pour les américains depuis 1977 et huit exécutions au Japon depuis 2001).
Selon Amnesty International, en 2005, au moins 2 148 personnes ont été exécutées dans 22 pays et 5 186 condamnées à mort dans 53 pays. Cette même année, 94 % de la totalité des exécutions avérées ont eu lieu en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite et aux Etats-Unis.
Jean-Baptiste Lenne
Publié par deesjournalisme à 16:03:14 dans Europe | Commentaires (0) | Permaliens
Battue en Ecosse samedi dernier, l'équipe de France de football doit relever la tête face aux Iles Féroé. Coup d'envoi du match ce soir, 21 h, à Sochaux.
Après la défaite concédée samedi à l'Hampden Park de Glasgow (1-0), les Bleus doivent se rattraper ce soir face aux Iles Féroé. Pour ce faire, ils pourront compter sur le soutien du public du stade Bonnal, à Sochaux, qui les accueillera pour la première fois.
Pour se racheter d'avoir brûlé un joker en Ecosse, l'équipe de France de football devra allier efficacité et beau jeu. Pour y parvenir, Raymond Domenech (sélectionneur de l'équipe de France) a dû se passer de son gardien titulaire, Gregory Coupet, blessé à un doigt. Ce dernier sera remplacé par Mickaël Landreau. Il devra aussi faire face au problème Trezeguet : l'attaquant, en manque de confiance, ne s'est pas créé une seule occasion samedi dernier et pourrait être remplacé par Saha. Quant à Ribéry (milieu offensif), il est à court de forme depuis quelques matchs et pourrait lui aussi céder sa place.
Les solutions sont nombreuses pour le sélectionneur, reste à trouver la bonne formule par rapport à samedi dernier : jouer avec un ou deux attaquants, faire participer des joueurs n'ayant pas disputé la rencontre en Ecosse (Toulalan, Escudé, Diarra ?), etc.
Une chose est sûre, il faudra prendre les Iles Féroé au sérieux et ne pas renouveler les erreurs du week-end précédent. William Gallas, avant le match de Glasgow, avait déclaré que « la France était la meilleure équipe du monde ». Dans ce domaine, Thierry Henry a déjà prévenu : « Il faut respecter les Iles Féroé. »
Classement du groupe B des éliminatoires de l'Euro 2008 : 1. Ecosse 9 pts, 2. France 6 pts, 3. Italie 4 pts, 4. Lituanie 4 pts, 5. Géorgie 3 pts, 6. Ukraine 3 pts, 7. Iles Féroé 0 pts.
Autres matchs de ce soir dans le groupe B : Ukraine - Ecosse (17 h), Géorgie - Italie (19 h). Exempt : Lituanie.
Anthony Cadoux
Publié par deesjournalisme à 15:33:00 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
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