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Le tennis de table luçonnais (TTL), 30 licenciés, est un club en plein rebond. Même si ses belles années sont derrière lui, il se reconstruit en diversifiant son activité et en proposant à ses pongistes une atmosphère de détente et de dépassement de soi. Rencontre à l'ancien gymnase de la ville.
«Depuis quelques années, le tennis de table luçonnais, 30 licenciés, diversifie son activité et propose un sport adapté à chacun », précise Jean-Marie Pupin, entraîneur du club. Ainsi, se côtoient à l'entraînement du mardi soir, des pongistes loisirs, des sportifs confirmés et des handicapés mentaux. « Nous sommes au creux de la vague. Il est loin le temps où Luçon rayonnait dans le sud-Vendée. Nous avions plusieurs équipes régionales, des formations féminines et nous avons formé des joueurs de niveau national » regrette l'entraîneur. Aujourd'hui, 30 pongistes seulement «tapent la petite balle blanche » à l'ancien gymnase de la ville. Une vingtaine d'entre eux est inscrite dans le championnat départemental. Les autres, principalement des retraités, pratiquent le ping-pong en loisirs entre copains. « Mais nous devons être optimistes », déclare Guy Nauleau, « Sept jeunes s'entraînent chaque semaine et font d'étonnants progrès. De plus, notre équipe première est en tête de poule et compte retrouver la division 1 dès le milieu de saison. »
« Aider des handicapés mentaux par le ping-pong »
En plus du rebond sportif, le club retrouve « l'atmosphère de plaisir » qui le caractérisait dans ses années fastes. C'est ainsi que l'entraîneur a accepté depuis quelques années d'accueillir des handicapés mentaux pour les initier à ce sport « de réflexe et de concentration ». Le tennis de table devient alors une activité ludique pour Christophe 36 ans, Christian 42 ans et Fabrice 52 ans, pensionnaires du Centre d'Aide par le Travail (CAT) de Luçon. Encadrés par Jean-Marie Pupin, entraîneur et Rodolphe Joyau, éducateur, les 3 pongistes en herbe apprennent les rudiments de ce sport (service, coup droit, jeu en double); des gestes faciles qui pour ces personnes mentalement déficientes deviennent une épreuve, un défi. Pratiquant aussi le tir à l'arc chaque semaine, les pensionnaires du CAT, raquette à la main, se sont dits « heureux » de taper la balle le mardi soir. Seul petit bémol : « Les effets ? Je n'y comprends rien ! »
Jean-Baptiste Lenne
Publié par deesjournalisme à 16:42:23 dans Régional | Commentaires (0) | Permaliens
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