À compter du 15 novembre 2006, la collecte et le recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques s'imposent dans l'hexagone. Cette mise aux normes européennes vise un taux minimal de collecte et de traitement de 4 kg par habitant pour fin 2006.
Ordinateurs, téléviseurs, frigos, téléphones portables : une fois désuets ou hors service, ces appareils ne finiront plus leur vie dans une décharge ou dans les poubelles des ménages. C'est une filière destinée au recyclage de ces déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E) qui a vu le jour aujourd'hui, conformément aux dispositions prévues par l'Union Européenne dans ce domaine.
Près de deux millions de déchets électriques et électroniques sont produits chaque année par les Français, soit 14 kg par habitant et par an. L'objectif est de valoriser, d'ici à la fin 2006, 4 kg de déchets par habitant, alors que seulement 2 kg sont recyclés à ce jour.
La directive européenne sur les D3E, qui s'applique dans l'hexagone avec quinze mois de retard, vise à fixer un taux de recyclage de 50 à 75 % selon les produits concernés. Le traitement de ces déchets, pris en charge par les producteurs, sera financé par une « écotaxe » fixée sur les D3E et dont le montant sera affiché sur les produits en question. De l'ordre d'un cent d'euro pour un téléphone portable, celle-ci pourra s'élever à 13 euros pour un réfrigérateur.
Ces déchets sont divisés en trois catégories. L'équipement électroménager ou "produits blancs", d'une part: appareils de lavage, de cuisson, de chauffage, réfrigérateurs, aspirateurs ou encore fers à repasser. Le matériel audiovisuel ou "produits bruns" : postes de radio, de télévision, caméscopes, chaînes hi-fi et autres instruments de musique. Enfin, l'équipement bureautique et informatique, ou "produits gris" : ordinateurs, imprimantes, photocopieuses, téléphones ou encore répondeurs sont ici concernés.
Guillaume Steuer
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