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HENRI, l'actu par les étudiants en journalisme de l'Isatic

Les dix étudiants de la promotion 2006-2007 DEES Journalisme de l'ISATIC (Institut Supérieur d'Application des Technologies de l'Information et de la Communication), basé à Luçon (85), sont heureux de vous accueillir sur leur blog : HENRI. Pendant cette année d'études, ce journal se proposait de donner un tour d'horizon de l'actualité européenne, nationale, locale et culturelle, selon nos sensibilités. Bonne lecture.

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Des clowns de Noël au sommet | 20 décembre 2006

Il est 15 heures, lundi 18 décembre, et sur la place Napoléon de La Roche -Sur-Yon, des grandes silhouettes déambulent dans le marché de Noël. Une classe de maternelle a les yeux rivés vers le ciel pour apercevoir... trois clowns montés sur leurs échasses. Rencontre au sommet.

 

©Flo

Hélène, Jérémy et Sébastien s'apprêtent à se transformer en échassiers, jongleurs, et cracheurs de feu, sur la place Napoléon de La Roche-Sur-Yon. A cinq jours de Noël, l'ambiance est à la fête et les passants, petits et grands apprécient. Tout commence dans leur fourgonnette, ou trois des membres de la compagnie Jérémy Jonglage se préparent. Hélène maquille Sébastien pendant que Jérémy se déguise. « Cette fourgonnette est aussi notre loge, et puis c'est utile pour certains spectacle ou l'on utilise plus de matériel, comme une sono. Ca nous permet d'être autonome » explique Hélène. « Pour ce marché de Noël, on a proposé différentes prestations, et c'est l'association les Vitrines du centre ville (organisateurs du marché) qui a choisit ». La Roche-Sur-Yon a donc opté, face aux traditionnels Pères Noël de la saison, pour la déambulation clownesque en échasse, et les cracheurs de feu médiévaux. Nez rouge, chapeau, veste a pois... puis fourrures et culotte courte moyenâgeuse, dans une ambiance de vin chaud et de chansons de Noël. Entre les numéros montés, l'improvisation est la clé du succès : « Dans, la rue, c'est du contact avec les gens, il faut savoir réagir, il faut qu'il y est du répondant. C'est a nous de nous adapter et on doit faire en sorte de déclencher leur sourire ».
Serait-ce le fait de « déclencher un sourire » qui a conduit Hélène, Jérémy et Sébastien, originaire de Loire Atlantique, à devenir artistes de rue ? « Moi j'ai commencé avec un ami, pour s'amuser. On faisait des spectacles dans la rue le soir. Puis Jérémy Jonglage est né il y a une dizaine d'années. C'est un jeu ! » déclare Jérémy. Pour Sébastien : « J'ai trouvé une équipe de manouche, et j'ai travaillé dans une troupe avant d'arriver là ». Quand à Hélène, c'est sa rencontre avec Jérémy qui est à l'origine de cette aventure. Aventure dotée d'une large panoplie de tours, outre jonglage, échasses et feu, ils peuvent faire de la grande illusion, des numéros de force, du théâtre de rue...Tout pour impressionner les petits et étonner les grands qui restent parfois un peu à l'écart jusqu'à ce qu'un grand monsieur avec un nez rouge leur propose... un bonbon !


Floriane Boillot

Publié par deesjournalisme à 12:13:18 dans Culture & Médias | Commentaires (0) |

200 profs dans les rues de La Roche-sur-Yon | 19 décembre 2006

Lundi après-midi, 200 professeurs étaient réunis place Napoléon, à La Roche-sur-Yon, pour manifester. Les craintes de suppression de postes, d'affectation sur deux disciplines ou sur plusieurs établissements étaient au coeur des discussions.

200 profs dans les rues de La Roche-sur-Yon
Photo Camille Allain
 
Lundi 15h place Napoléon, à La Roche-sur-Yon. 200 professeurs étaient regroupés sous leurs bannières syndicales, pour protester contre le projet de décret, au milieu des animations du marché de Noël. Le ministre de l'éducation Gilles De Robien souhaite modifier le décret de 1950, régissant le statut des professeurs.
« 2 700 postes supprimés pour la rentrée prochaine. Pour compenser, les professeurs devront enseigner deux matières ou dans plusieurs établissements », explique Thierry, professeur de français aux Herbiers. « Nous ne voulons pas faire n'importe quoi », ajoute-t-il.
Pour la première fois depuis 1998, les syndicats du secteur public comme du privé, s'étaient mis d'accord pour manifester contre le projet de décret. « Pour la manifestation, il y a surtout des représentants syndicaux ou des militants, mais beaucoup de professeurs sont en grève », précise Thierry. Les premiers chiffres en Vendée faisaient état de 38% de grèvistes dans les lycées et de 27% dans les collèges.
Nombre de professeurs craignent l'affectation sur deux disciplines. « En temps que parent d'élève, je n'accepterai pas qu'un prof de français enseigne aussi l'anglais à mes enfants », souline Pierre-Yves, enseignant l'EPS à Challans. Ce projet de bivalence des professeurs est sérieusement envisagé par le ministre, mais sans aucune formation préalable.
Enfin la « délocalisation des enseignants », ou plutôt leur affectation sur plusieurs établissements fait craindre une précarisation de la profession. « Les professeurs et parents d'élèves ne se rendent pas compte car l'échéance est prévue pour la rentrée 2007. Quand les plannings seront annoncés en avril, on entendra les mécontents », confie Thierry. « On va reprendre nos actions en janvier », ajoute-t-il.
Les revendications ne sont pas toujours comprises par l'ensemble de la population. Ainsi a-t-on pu entendre certains passants énervés dire « On leur demande de faire deux heures de plus et ils râlent. Moi je faisais 60h par semaine. »


Camille Allain

Publié par deesjournalisme à 17:14:26 dans Régional | Commentaires (0) |

OGM : la France n'applique pas les lois européennes | 13 décembre 2006

La France, qui n'a pas appliqué une directive concernant la dissémination d'OGM, a été sanctionnée hier par la Commission Européenne. Ce n'est pas sa première condamnation quant aux respects des lois sur l'environnement.

Paris n'a pas transposé dans la législation française une directive européenne sur la dissémination d'OGM (organismes génétiquement modifiés) qui devait être appliquée depuis 2003. Mardi 12 décembre, la Commission Européenne a donc sollicité la Cour de justice Européenne à prononcer une sanction contre la France : 38 millions d'euros d'amende et 366,744 euros par jour jusqu'à ce que notre pays soit en règle. Le temps que la Cour de justice se prononce, la France espère échapper à ces sanctions financières.
La Directive du Parlement européen et du Conseil sur la dissémination d'OGM date du 12 mars 2001. Elle règlemente l'autorisation de dissémination d'OGM, et leur mise sur le marché. Elle met en place une méthode d'évaluation des risques, oblige la consultation du public et l'étiquetage des OGM.
La France n'en n'est pas à sa première condamnation sur le sujet. L'étude annuelle sur l'application du droit communautaire de l'environnement a déjà relevé la non-transposition de la directive sur les OGM en 2003 et 2004. D'autres mesures environnementales ne sont pas respectées, en effet l'étude annonçait aussi en 2003 l'ouverture par la Commission d'une procédure contre la France pour « non-communication des mesures de transposition des directives 2001/59/CE (Classification, emballage et étiquetage des substances dangereuses) et 98/8/CE .(Produits biocides) ». L'étude de 2004 ajoute à la « non-communication » au niveau des substances dangereuses et produits biocides, celle pour la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales.
La France vote au Conseil de l'Union Européenne des règlements et directives qu'elle n'adopte pas. Marie-Noëlle Lienemann, membre de la commission environnement du Parlement Européen, regrette que la France ait « opté pour le pourrissement de la situation, plutôt que d'agir pour la révision de la directive européenne sur les OGM. »


Floriane Boillot

Publié par deesjournalisme à 16:32:18 dans Europe | Commentaires (0) |

Le Paris Saint-Germain devra gagner dans les tribunes et sur le terrain | 13 décembre 2006

Le Paris Saint-Germain jouera son dernier match de poule en coupe de l'UEFA de football ce soir. L'objectif est double : éviter des débordements de supporters et gagner pour se qualifier.

Le Paris Saint-Germain affrontera en coupe de l'UEFA de football, à 20H45, l'équipe grecque du Panathinaïkos pour le compte de la dernière journée des phases de poule. C'est le premier match du PSG à domicile depuis le décès d'un de ses supporters, tué par un policier le soir du 23 novembre, après le match de coupe d'Europe contre l'Hapoël Tel-Aviv.

Canaliser les supporters
Pour le match de ce soir, plusieurs mesures ont été prises pour éviter des débordements de supporters. La partie basse de la tribune Boulogne du stade du PSG, le Parc des princes, restera fermée. C'est là que se trouvent généralement les supporters les plus violents du club. Autre décision, environ deux cents supporters sont interdits de match. Conséquence de ces mesures, le stade devrait contenir entre 20 000 et 25 000 spectateurs, soit un peu plus de la moitié de sa capacité qui est de 40 000 personnes.
Reste néanmoins le problème du millier de supporters du club grec qui se déplacera pour assister à la rencontre. Ces derniers sont connus pour être parmi les plus « chauds » d'Europe. Par exemple, le 14 septembre, certains d'entre eux avaient jeté des bouteilles d'eau en plastique sur un joueur de l'équipe ukrainienne de Zaporozhie. Pour encadrer tout le monde, 2 000 policiers et gendarmes vont être mobilisés ainsi qu'environ 650 stadiers.

Une victoire suffit pour se qualifier
D'un point de vue sportif, le PSG a encore son destin entre les pieds. Une victoire lui suffira pour se qualifier pour le prochain tour de la coupe UEFA quel que soit le résultat de l'autre match opposant l'Hapoël Tel-Aviv et le Mlada Boleslav à la même heure. Mais le club de la capitale reste sur une mauvaise série de résultats. Quinzième du championnat de France à deux points du premier reléguable, les joueurs n'ont plus gagné depuis un mois et demi récoltant quatre défaites et trois matchs nuls toutes compétitions confondues. La tâche sera d'autant plus dure que le Panathinaïkos est le leader du groupe G avec sept points obtenus grâce à deux victoires et un match nul.


Anthony Cadoux

Publié par deesjournalisme à 16:23:23 dans France | Commentaires (0) |

Le train du tabagisme français sifflera trois fois moins | 13 décembre 2006

Après plusieurs pays européens, la France a franchi le pas : à compter du 1er février, il sera interdit de fumer dans les lieux publics. Retour sur la décision, et reportage à Luçon.

C'est officiel. Le premier ministre Dominique de Villepin a annoncé le 8 octobre que le tabac « sera interdit dans tous les lieux publics, écoles, collèges, magasins » à compter du 1er février. « Nous sommes partis d'un constat simple. Deux chiffres : 60.000 morts par an liés directement à la consommation de tabac ; 5.000 morts par an liés au tabagisme passif. Cela représente plus de 13 morts par jour. C'est une réalité inacceptable pour notre pays. » La nouvelle réglementation se fera en deux étapes : « Les établissements qui accueillent traditionnellement les fumeurs, comme les bars-tabac, restaurants, discothèques disposeront d'un délai supplémentaire jusqu'au 1er janvier 2008. » À partir de cette date, ces établissements devront être équipés de fumoirs dans lesquels le personnel n'aura pas la possibilité de rentrer ni de servir de consommations. Les autres débitants, à l'exemple des tabac-presse, devront obliger leurs clients à aller fumer dehors.

 

Getty Images - image libre de droits

 

Sur le terrain, un professionnel témoigne
Le gérant du tabac du Minage, rue David à Luçon, dénonce l'hypocrisie du gouvernement : « l'État nous a promis des subventions pour diversifier l'activité, il y a trois ans. On attend toujours. Et à côté de ça on a un an pour agir. L'État, c'est comme les diodes, dans un seul sens ! » Et de dénoncer l'ambiguïté de la relation entre l'État et ses principaux fournisseurs de taxe : « On bosse de plus en plus, on gagne de moins en moins. On est des employés de l'État, mais pas des fonctionnaires ». Bien sûr, la vente de tabac n'est pas la seule activité qui rapporte, même si le gain paraît bien dérisoire au vu des bénéfices générés par les taxes. Mais elle représente une telle part que la diversification semble bien difficile : « On vend des produits d'appel comme les timbres amendes ou postaux par exemple, mais ça reste peu efficace. »
Finalement, le salut viendra peut-être d'une actualité tout autre : « On verra avec les élections », lâche désabusé le commerçant. Sans oublier d'être optimiste : « On va rebondir, on reste des entrepreneurs ! »


Benjamin Haller

Publié par deesjournalisme à 14:43:51 dans Régional | Commentaires (0) |

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