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Dans la nuit du 4 au 5 octobre, un protocole d'accord partiel a été signé entre les représentants des familles du gymnase de Cachan et le ministère de l'Intérieur. Ce premier pas vers une sortie de crise devra permettre aux 270 à 300 personnes de retrouver un logement.
Jeudi 5 octobre, vers 2 heures du matin, un protocole a été signé pour trouver une solution concernant le relogement de 270 à 300 personnes qui occupaient le gymnase Belle-Image de Cachan, dans le Val de Marne.
La certitude, pour la centaine de sans-papiers, de ne pas être expulsés de France à leur sortie du gymnase a été le déclic pour parvenir à un accord. Ces personnes bénéficient désormais de la protection de l'association France Terre d'asile. Leurs dossiers seront examinés au cas par cas dans les prochains jours par le service de l'immigration.
Patrick Gaubert, président de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme, Dominique Sopo, président de SOS Racisme (tous deux désignés médiateurs par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en début de semaine) et Pierre Henry (directeur général de l'association France Terre d'asile) ont été les principaux signataires du protocole. Ces derniers, accompagnés de plusieurs autres représentants des familles de squatteurs et du maire de Cachan, Jean-Yves le Bouillonnec, ont voté l'évacuation du gymnase (24 pour, 3 contre et 6 abstentions). Les délibérations ont duré environ 4 heures.
L'association France Terre d'accueil, propriétaire de logements à Saints et à Créteil, pourra accueillir 158 personnes dans ses habitations. Il restera à compléter l'offre des hébergements pour que l'ensemble des personnes soient relogées.
Les six grévistes de la faim qui avaient entamé leur action le 21 août ont recommencé à s'alimenter à l'annonce de la signature du protocole.
Depuis le 18 août, toutes ces personnes vivaient dans le gymnase de Cachan avec l'autorisation du maire de la commune. Si leur départ se confirmait, les activités scolaires et associatives pourraient reprendre dans la salle de sport.
Anthony CADOUX
Publié par deesjournalisme à 16:46:42 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
La Croix-Rouge Luçonnaise organise la semaine prochaine la campagne « Sauvons des vies ». Ce projet initié par la mairie vise à former le grand public à l'usage du DAE (Défibrillateur Automatique Externe) avant l'installation de onze de ces appareils d'ici janvier 2007.
Dans le cadre de l'opération « Sauvons des vies » initiée par la mairie de Luçon et organisée par la délégation locale de la Croix-Rouge française, 2500 élèves des établissements scolaires de Luçon recevront une formation à l'usage du défibrillateur automatique externe (DAE) la semaine prochaine à l'Espace plaisance. Six DAE seront installés dans les lieux publics de la ville durant la semaine prochaine. D'ici janvier 2007, les rues de Luçon seront équipées de onze appareils afin qu'une victime de fibrillation cardiaque (battements anarchiques du coeur) ne se trouve jamais à plus de cinq minutes d'un poste de défibrillation.Principale nouveauté par rapport aux campagnes similaires organisées en 2004 et 2005 à Montbard, Côte d'Or : l'attention particulière portée à la sensibilisation des jeunes générations et l'installation de DAE sécurisés. En effet, un contact automatique avec les services de police et d'assistance médicale est établi via le téléphone dès la prise en main de l'appareil. Facilement transportables -ils ne sont pas plus gros qu'un sac à main- et très simples à utiliser, les DAE réalisent eux-mêmes le diagnostic et délivrent, le cas échéant, un choc électrique en attendant l'arrivée des secours.
Outre les séances de formation prévues pour les étudiants, des sessions d'une heure trente chacune sont accessibles à tous et entièrement gratuites. Celles-ci auront lieu les 12, 13 dans la soirée et le matin du samedi 14 octobre. Pour accueillir les étudiants et les 250 adultes déjà inscrits, une soixantaine de moniteurs parmi lesquels des élèves des lycées Atlantique et Saint Ursule ayant reçu leur Attestation de Formation aux Premiers Secours (AFPS).
J. Nicolas
Contacts / Infos :
Délégation luçonnaise de la Croix-Rouge Française
11, rue de l'hôpital
85400 Luçon
Tél. 02.51.28.63.73
mail : dl.lucon@croix-rouge.fr
Formations au DAE :
Espace Plaisance, plaine du Sourdy à Luçon
Jeudi 12 octobre 2006 : 20h30-22h00
Vendredi 13 octobre 2006: 20h30-22h00
Samedi 14 octobre: 09h30-11h00
Publié par deesjournalisme à 16:25:19 dans Régional | Commentaires (0) | Permaliens
« Un monde à la croisée des légendes, un mirage silencieux » Photo DR.
Dans le cadre du cycle « Connaissance du monde » à Luçon, Hervé Haon, réalisateur et « baroudeur professionnel » est venu nous présenter son film «Patagonie-Terre de feu-Atacama ». Portrait d'une terre australe vue par le cinéaste.
La Patagonie, extrême sud de l'Amérique du sud, était présentée lundi soir au théâtre Millandy de Luçon grâce à un film de Hervé Haon. Bûcheron dans les Alpes, chercheur d'or en Amazonie, il habite maintenant 6 mois par an en Patagonie car, dit-il : « je voudrais fuir ce monde de consommation outrancière ». Il se consacre à la réalisation de documentaires sur l'Amérique du sud.
Vent, solitude, « désordre d'eau et de montagne »... Pour Hervé Haon, plus qu'une terre, la Patagonie est un état d'esprit. Avec moins d'un habitant au kilomètre carré, il faut revenir aux premiers hommes et premières expéditions maritimes pour comprendre les raisons d'un tel vide. « Vide jusqu'au vertige », comme il le dit.
Les Alakalufs et Yamana (Amérindiens) sont parmis les premiers hommes de la planète. Ils sont repoussés peu à peu vers le sud de l'Amérique, pour finalement cohabiter avec une terre déjà peuplée de légendes et d'une riche faune et flore. Le réalisateur nous explique comment les Alakalufs, couverts de graisse de phoque, pécheurs et chasseurs, sont la seule tribu qui ait su peupler cette terre aussi rude.
Dès 1870, les colons débarquent. Les tentatives de civilisation firent périr chacun des Indiens. A partir de 1920 les européens cherchent à peupler ces grands territoires. Les seuls noms donnés aux lieux nous indiquent les résultats : Puerto del Hambre (port famine), Ultima esperanza (dernière espérance)...
Hervé Haon nous emmène ensuite vers le nord, grâce à la Carretera Austral, seule route qui permette de traverser le sud du continent. Nous passons par Punta arenas, Puerto Natales, Torres del plaine, Puerto Eden, pour arriver sur l'île de Chiloe, au nord du Chili. Le cinéaste nous offre des portaits, des visages, qui en disent long sur les Chilotes, (habitants de Chiloe) vivant de pêche et de bois, et connus pour leur capacité à ne pas se plaindre. Un dicton chilien dit que « même les tripes à l'air, un chilote vous dira toujours que tout va bien pour lui. ».
Enfin nous arrivons dans le désert d'Atacama au Chili. Hervé Haon s'arrète sur les traces des Incas, et sur les Huasos (Cow boys américains ou gauchos argentins). Puis il nous ramène doucement à la modernité et aux sociétés actuelles, en nous présentant Santiago et Val Paraiso.
Par ce film d'histoire, de paysages et de portaits, Hervé Haon sensibilise le spectateur à ce « monde en sursis » qu'est la Patagonie.
« On pense avoir fait un voyage, mais c'est le voyage qui vous a fait ». Hervé Haon part en Patagonie sans savoir ou il va. « D'ailleurs l'idée de ne jamais arriver me contentait. Etre en chemin me suffisait déjà. »
Floriane Boillot
Publié par deesjournalisme à 16:00:24 dans Régional | Commentaires (0) | Permaliens
Plusieurs ministres ou représentants des pays du sud de l'Europe se rencontreront les 12 et 13 octobre prochains pour discuter du problème de l'immigration clandestine, un premier élan commun qui devrait déboucher sur une proposition concrète présentée au prochain sommet du 20 octobre en Finlande.
Les pays sud-européens se rencontreront les 12 et 13 octobre près d'Athènes pour discuter de l'immigration clandestine. En effet, l'afflux de clandestins en provenance d'Afrique sur la frontière méditerranéenne a décidé les Etats membres à agir de concert. "Les pays qui se trouvent à la périphérie de l'UE font face à un poids et à un coût terribles pour protéger les frontières européennes" a déclaré la chef de la diplomatie grecque, Dora Bakoyannis.
Bruxelles a décidé cet été de la création d'une agence européenne pour le contrôle des frontières extérieures (Frontex). Une première enveloppe de 3,2 millions d'euros vient d'être débloquée, celle-ci servira notamment au maintien de 3 navires de patrouilles (portugais, espagnol et italien) au large du Cap Vert, route privilégiée des passeurs sur la route des Canaries. Dans un souci de rassemblement et de performance, Nicolas Sarkozy, plus souvent qualifié d'atlantiste que de fédéraliste, souhaite "européaniser la gestion de l'immigration". En effet, le premier ministre français a proposé "un transfert complet des politiques d'asile vers l'union" et la création de consulats européens hors du territoire pour délivrer les visas de court séjour. Mais au delà du rôle indispensable de continent-gendarme, l'Europe se destine aussi à être un partenaire de premier plan dans le developpement et le mieux-vivre de l'Afrique.
Travailler en amont
Le président de la commission européenne José Manuel Barroso a rencontré mardi le chef de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré en Ethiopie. Les deux hommes viennent de signer le versement d'une aide de 55 millions d'euros à l'union africaine à partir de janvier 2007. "L'Union européenne deviendra alors le premier contributeur de l'Union Africaine" s'est satisfait le président Konaré. Et les initiatives se multiplient: Le danois Anders Rasmussen, premier ministre, s'adressant à son parlement a promis "d'axer sa politique d'assistance sur l'Afrique dans les années à venir". Et pour lier l'acte à la parole. le ministre a promis le versement d'une aide au développement de 13,6 milliards destiné en premier lieu à l'Afrique. L'Espagne, qui a régularisé plus de 700 000 clandestins l'an passé, est résolument offensive: Le vice premier ministre Maria Teresa Fernandes et le président algérien Boutéflika ont créé en début de semaine un comité conjoint sur l'immigration. Cet organisme devrait permettre un suivi et une coopération en matière de sécurité.
Jean-Baptiste Lenne
(sources : le Figaro, Jeune Afrique, Marianne)
Publié par deesjournalisme à 15:59:30 dans Europe | Commentaires (0) | Permaliens
« Nous sommes très inquiets » affirmait hier soir le Nantais Pierre-Henri Coat, « surtout pour le site de Toulouse. » Le retard de livraison de l'A380 annoncé a engendré un plan de restructuration, ordonné par la maison mère d'Airbus, EADS (European Aeronautic Defence and Space Company) . L'inquiétude des salariés, sous-traitants et intérimaires semble justifiée. Aucune information sur les suppressions d'emplois n'a encore été divulguée. De plus, l'Etat Français n'a fait aucune déclaration concernant les difficultés d'Airbus, dont il est actionnaire.
Le site de Toulouse, qui compte environ 11 000 salariés et plus de 6 000 salariés sous-traitants, sera durement touché, puisque la région toulousaine accueille la ligne d'assemblage de l'A380. Les collectivités locales ont immédiatement réagi en appelant à une mobilisation générale afin d'apporter un soutien rapide aux entreprises sous-traitantes.
Le président de la région, Martin Lavy (PS) a déclaré « Il y a des menaces lourdes de conséquences pour le tissu indsutriel et l'emploi dans de nombreuses régions françaises, et en premier lieu en Midi Pyrénées. » Plus optimiste, Bernard Keller, maire de Blagnac, où est implantée l'usine d'assemblage de l'A380, préfère évoquer le carnet de commandes bien rempli d'Airbus pour 2007 et 2008.
A l'usine de Nantes, qui travaille en étroite collaboration avec le site de St Nazaire, l'annonce d'une éventuelle mise en vente de l'usine ne rassure personne. En effet, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a conseillé la vente de l'usine nantaise, ce qui n'a pas été démenti par Christian Streiff, le PDG d'Airbus.
Les syndicalistes et experts d'Airbus rappellent tout de même l'importance du site nantais, où l'on fabrique le caisson, pièce stratégique sur laquelle se fixent les ailes. Ils assurent que la technologie et les compétences nécessaires ne pourront pas être transmises à une autre entreprise.
Le ministre des transports, Dominique Perben, a annoncé qu'il rencontrerait les représentants syndicaux dans les prochains jours, peut-être le moyen pour les salariés d'Airbus Nantes et Airbus Toulouse d'être fixés sur le nombre de suppressions d'emplois et sur l'avenir de leur entreprise.
Camille Allain
Publié par deesjournalisme à 15:57:39 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
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