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HENRI, l'actu par les étudiants en journalisme de l'Isatic

Les dix étudiants de la promotion 2006-2007 DEES Journalisme de l'ISATIC (Institut Supérieur d'Application des Technologies de l'Information et de la Communication), basé à Luçon (85), sont heureux de vous accueillir sur leur blog : HENRI. Pendant cette année d'études, ce journal se proposait de donner un tour d'horizon de l'actualité européenne, nationale, locale et culturelle, selon nos sensibilités. Bonne lecture.

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Tristan Pfaff : « la musique commence là où les mots s'arrêtent » | 25 octobre 2006

Rien ne prédestinait Tristan Pfaff à la musique. Issu d'une famille mélomane mais non musicienne, ce jeune lorrain au nom à consonnance germanique a découvert le piano à l'âge de cinq ans. « Je sais que ça fait un peu cliché mais ce fut une révélation ». Aujurd'hui soliste de renom, le pianiste a accompagné les plus grands dont l'Orchestre de Vendée et son chef, Claude Bardon. Rencontre avec un virtuose de 21 ans.


Henri : Vous avez débuté les leçons de piano à la Roche sur Yon, qu'est ce que cela vous fait de revenir en Vendée et d'avoir jouer à Luçon ce soir ?


Tristan Pfaff : « Bien qu'habitant à Paris, je me sens Yonnais d'adoption. Il est vrai que c'est toujours plus chaleureux de jouer en province plutôt qu'à Paris. Le public est moins élitiste et apprécie d'autant plus le spectacle. Je n'ai pas d'attache particulière avec la ville de Luçon . J'aime jouer, peu importe l'endroit. Je me rappelle avoir joué dans des églises où il gelait, sur des pianos de mauvaises qualités. Alors que le lendemain, je me produisais dans des hôtels cinq étoiles sur des Steinway. Vous savez, toutes les expériences sont intéressantes! »

Henri : Pouvez-vous nous raconter une de vos journée-type?

Tristan Pfaff : « Je me lève tôt le matin, je mange puis je joue du piano pendant deux heures. Je déjeune pour reprendre l'après-midi avec deux nouvelles heures de pratique. En fin de journée, je me déconnecte complètement. J'en profite pour aller voir mes amis. J'habite à deux pas du conservatoire à Paris. C'est l'occasion de rencontrer mes anciens professeurs. Le soir avant de me coucher, je me mets derrière mon instrument et je joue à nouveau. »

Henri : Quelles sont vos trois compositeurs préférés?


Tristan Pfaff : « La question est trop fermée mais je veux bien me prêter au jeu. Dans l'absolu et même s'il n'a rien écrit pour le piano, je préfère Wagner. A part ça, j'aime beaucoup Brahms et Rachmaninov. Au delà des compositeurs, j'ai un penchant pour la musique russe. Voyez-vous, lorsque j'écoute Tchaïkovski, j'ai dans la tête des images qui se bousculent: les rues de Moscou, les grandes oeuvres picturales des artistes russes.»

Henri : A part ça, écoutez-vous autre chose que de la musique classique?

Tristan Pfaff : « Bien sur! Vous savez j'ai besoin de me lâcher de temps en temps. Quand je viens de passer six heures à jouer du classique, j'aime écouter d'autres styles. Par exemple, je suis un grand fan de David Bowie. Je l'écoute même plus que les compositeurs classiques! »


Propos recueillis par Nicolas Pipelier et Jean-Baptiste Lenne


Publié par deesjournalisme à 17:14:19 dans Culture & Médias | Commentaires (0) |

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